He for She

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Quand je suis entrée pour la première fois à la Sorbonne, j’ai trouvé magnifique ces beaux bâtiments regorgeant d’histoire, de penser aux nombreux pas d’étudiants qui ont frôlés ces marches à travers les siècles, aux bibliothèques plus belles les unes que les autres. Mais au-delà de la beauté de ce lieu, ce qu’il m’inspire est beaucoup plus fort. La Sorbonne (comme toutes les écoles d’études supérieures), est un environnement qui m’a poussé au-delà de mes acquis, hors de ma zone de confort. Elle m’a poussée à croire en l’autonomisation des femmes, en l’égalité des sexes. Tout simplement parce que nous étions tout aussi brillantes que les hommes et que notre diplôme nous donnait un pass pour réaliser de grandes choses. C’est comme un devoir qui nous est conféré : « on vous donne le savoir, maintenant à vous de jouer ! »En France, l’école donne aux femmes les capacités intellectuelles pour s’accomplir et changer le monde, tout simplement. A nous de prouver désormais que nous en sommes convaincues et capables.

Pour ceux ou celles qui ne l’ont pas encore entendu, voici le discours d’Emma Watson sur l’égalité des sexes à l’ONU « He for she ».

« Nous devons essayer de mobiliser le plus d’hommes et de garçons possible pour qu’ils deviennent les ambassadeurs de ce changement. Se contenter d’en parler ne suffit pas. »

« La lutte pour les droits des femmes a trop souvent été synonyme de l’homme à haïr. Cela doit cesser. »

« Le féminisme est par définition, la croyance que les hommes et les femmes ont les mêmes chances. »

« Ce mot : féminisme, est devenu impopulaire. Les femmes choisissent rarement de s’y identifier. Apparemment, cette expression est considérée comme trop forte, trop agressive, trop anti-hommes. Pourquoi ce mot nous met-il tant mal à l’aise ? » 

« Aucun pays au monde ne peut encore dire qu’il a atteint l’égalité des sexes. Ces droits considérés comme les droits de l’homme ».

« Les hommes, je voudrais vous donner l’occasion de prolonger cette invitation officielle. L’égalité des sexes est votre problème aussi. J’ai vu le rôle de mon père en tant que parent fortement dévalorisé dans la société. J’ai vu des jeunes hommes souffrir mentalement car incapable de demander de l’aide à la société de peur d’en perdre leur virilité. Au Royaume-Uni, la première cause de mortalité chez les hommes de 20 à 49 ans (en dehors des accidents de la route et des maladies cardiaques) est le suicide. J’ai vu des hommes fragiles et précaires par ce qui constitue le succès des hommes. Les hommes n’ont pas les avantages de l’égalité non plus. »

« Les hommes et les femmes doivent se sentir libres d’être sensibles. Les hommes et les femmes doivent se sentir libres d’être forts. Il est temps que nous voyions les hommes et les femmes comme un tout au lieu de deux idéaux opposés. »

« Nous devrions cesser de définir l’autre par ce que nous ne sommes pas et commencer à nous définir par qui nous sommes ».

 Je ne pouvais être que d’accord avec ses propos et j’irais même jusqu’à dire que cette action commence par les femmes. Nous devons nous inspirer les unes des autres, nous devons ôter de nos pensées ces barrières qui nous auto censurent et qui nous rabaissent.

Pensez que nous en sommes qu’au début. Cela ne fait qu’un siècle que la place des femmes dans la société s’impose. Un seul petit siècle après des siècles et des siècles de soumission de la femme à l’égard de l’homme. Forcément nous avons des revendications. Oui, encore de nombreuses choses sont injustes. Mais dites-vous que nous sommes encore au début.

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